Dreisam

SAMEDI 9 AVRIL – 20H30

THEATRE DE ROANNE

DREISAM1En partenariat avec Canal Jazz

Dreisam c’est la rencontre de trois artistes issus de pays différents : la France, le Brésil et l’Allemagne, qui nous donnent à découvrir la richesse de ce métissage. Ce groupe cosmopolite, plein de talent et d’invention au son suave et coloré vous transporte dans un monde aux couleurs singulières et aux tonalités épicées.Riches de leurs divers horizons (géographiques et musicaux), ces trois lyonnais d’adoption décident en 2011 d’éprouver leur talent en Allemagne à Freiburg, là où coule la rivière Dreisam : un groupe est né. Le public est immédiatement conquis ! Après de nombreux festivals de renom, ils composent leur premier album «Source», sorti en octobre 2014 chez Diapason/Absilone qui connaît tout de suite un grand succès. Les retours dans la presse nationale sont unanimes.Le piano lyrique et enveloppant de Camille Thouvenot, la batterie imaginative et harmonique de Zaza Desiderio et le saxophone doux et envoûtant de Nora Kamm créent
« un embarquement pour des voyages, une succession d’images, de paysages avec des thèmes au cordeau. Une musique qui coule, sans couture, ni contrefaçon ».
Tarif : 22€ placement libre (Achetez vos places en ligne ici)

Yes is a pleasant country

Jeanne ADDED, chant

Bruno RUDER, piano

 Vincent Lê QUANG, sax

-Jeanne-Added-

SAMEDI 12 MARS – 20H30

En partenariat avec Canal Jazz

Déterminée, émouvante, sans concession, multi-instrumentiste, espiègle et rebelle, Jeanne Added, multiplie les expériences musicales. C’est une voix incontournable dans le milieu du jazz, mais également une référence sur la scène pop électro (révélation des Transmusicales de Rennes 2014).
Au saxophone soprano, Vincent Le Quang, a développé une approche de l’improvisation très personnelle faisant référence aux codes du jazz et des musiques traditionnelles. Le jeu du pianiste Bruno Ruder, au langage original et néanmoins imprégné de la tradition du jazz, oscille entre délicatesse et tension usant d’une grande science du rythme et du contrepoint.
Après un premier album chantant les poèmes d’Edward Estlin Cummings, Paul Celan, William Butler Yeats, le trio Yes Is a Pleasant Country renouvelle son répertoire, reprenant Nina Simone, Serge Gainsbourg, Jimmy Ruffin ou encore Leon Payne.
Si leurs concerts donnent à entendre une large palette esthétique et sonore, la narration est une préoccupation centrale. Ruptures, citations, retours en arrière : d’autres temps s’invitent dans le temps musical, les poèmes et chansons choisis, tels des éclats, viennent iriser la mémoire de l’auditeur.

Jeanne Added est nommée aux victoires de la musique dans la catégorie Album révélation 2016.

Lieu : THEATRE DE ROANNE    Adresse : 1 rue Molière, 42300 Roanne

Agathe jazz quartet

SAMEDI 30 JANVier 2016. – 20H30

THEATRE DE ROANNE   

agatheTarif : 22 € Placement libre

L’envoûtante douceur de son timbre, l’étendue d’une tessiture allant des aigus vertigineux vers des profondeurs rocailleuses, situent cette lumineuse chanteuse quelque part entre Billie Holiday pour l’intériorité de son chant et Tania Maria pour l’énergie joyeuse et le sens du rythme.
Encouragée depuis son plus jeune âge dans sa détermination artistique et cautionnée par la grande Dame du Jazz Sheila Jordan, la jeune Agathe Iracema n’est pas seulement une interprète d’une rare qualité, mais écrit et compose un monde musical bien à elle, ancré dans son époque.
Après avoir enregistré son premier album à l’âge de 15 ans, et avoir joué dans les clubs parisiens comme dans les grands festivals, elle a réussi son objectif : «C’est ce que je veux faire de ma vie : je veux chanter».
Ses concerts sont des moments d’une précieuse intensité où le public est captivé par le profond amour de la jeune chanteuse pour la musique.

Un petit extrait  ICI

 

Carla Bley

Personnage très atypique de la scène jazz qui en comporte pourtant un certain nombre, Carla Bley, lorsque l’on cherche à la définir, s’est toujours retrouvée au-delà des limites et des catégories. Elle explore depuis un certain nombre d’années les arcanes d’un trio, lui aussi hors norme, en compagnie de son mari Steve Swallow et d’Andy Sheppard. Avec ce trio aussi on est au-delà de toutes étiquettes et l’on serait tenté, toute révérence gardée, de parler de trinité à l’écoute de ce que ces musiciens nous ont donné à entendre.

Donné étant le mot juste pour parler du cadeau que le trio fait à ses auditeurs. Ce qui domine dans cette musique c’est la beauté, beauté des échanges, beauté des sons, beauté des thèmes, beauté des arrangements, et cette poésie authentique qui parcourt thèmes et interprétations. On est impressionné par le formidable travail de Steve Swallow à la basse électroacoustique qu’il utilise plutôt comme un instrument mélodique que rythmique, jouant parfois très haut sur le manche plus guitare que basse. Il est vrai que la pulsation est interne à la musique ce qui le libère d’autant plus.

C’est la main gauche de Carla Bley qui sert de repère rythmique tandis que la droite accompagne: la basse reprenant parfois le tempo sur les chorus du piano. Les deux instrumentistes lancent, soutiennent ou plutôt accompagnent le saxophone ténor d’Andy Sheppard, qu’il échange parfois pour le soprano. On ne dira jamais assez ce que ce musicien apporte à la musique par la qualité du son, et par l’imagination et la poésie qu’il fond dans la musique de Carla Bley, (mais on peut dire à peu près la même chose de Steve Swallow). On aime chez ce musicien le travail sur le souffle et ce grain qu’il ajoute au son du ténor, nous sommes également très sensibles à ses évocations discrètes de John Coltrane. Il ne s’agit pas de citations mais de motifs qui, à les entendre nous donnent à penser que Coltrane aurait pu les jouer.

Quelques-uns des titres revisités par le trio: Rut, Naked Bridges Diving Brides, Ups and Downs et une nouveauté au final, Andando el Tiempo, puis au rappel une reprise extraordinaire de Lawns qui clôt admirablement le concert.

Au sujet de la musique de Carla Bley jouée par ce trio exceptionnel, on peut dire que c’est une musique qui nourrit l’imaginaire au même titre qu’une alimentation biologique nourrit le corps, il n’y a rien de trop et rien ne manque. La musique et l’interprétation sont au même niveau, celui de la perfection.

Michel Mathais , jazz rhone Alpes

Carla Bley

SAMEDI 24 OCT. – 20H30 THEATRE DE ROANNE

carla-bleyEn co-organisation avec Canal Jazz et Rhino Jazz

De tous les personnages hauts en couleur qui peuplent le roman du jazz, Carla Bley est l’un des plus délicieusement fantaisistes. Cette beauté suédoise, née en 1938 à Oakland en Californie, récemment nommée Docteur Honoris Causa par le Conservatoire de Musique de Nouvelle Angleterre, musicienne accomplie, compositrice, chef d’orchestre, arrangeuse, pianiste, mène depuis les années 1960 une oeuvre singulière, jamais dépourvue d’humour, à l’esthétique qui oscille entre majesté et comédie.

Son chef d’oeuvre, l’opéra Escalator Over The Hills (Oscar du Disque de Jazz) est au jazz ce que Sergent Pepper’s Lonely Heart Club Band est au rock : un manifeste d’indépendance.
Ce trio, réduction du plus connu Big band de Carla, revisite nonchalamment la musique originale de la Dame. Andy Sheppard qui joue dans ce trio depuis vingt-huit ans, amoureux fou de Coltrane, possède un son de saxophone chaleureux et un sens naturel de la mélodie. Steve Swallow qui complète le trio est un maître de précision à la guitare basse 5 cordes et un improvisateur hors pair à la sonorité acoustique et boisée.
Trois légendes du jazz sur la scène du Théâtre Municipal de Roanne qui ouvrent la saison de Canal Jazz consacrée aux Dames de Jazz pour un concert qui fait également partie de la programmation du festival Rhino Jazz 2015.